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 on s'en fou 


Il y a toi, il y a eux et puis il y a moi... et tout ça donne cet assemblage de mots, aussi incompréhensibles les uns que les autres...

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Qui se balade dans le coin ?
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Jeudi (09/06/16)

Tu me dis souvent qu'avoir peur c'est bien. 

Ca fait prendre des risques tout en étant prudent. Pas facile tous les jours. Ma vie prend un nouveau tournant. Un tournant que j'aime, mais qui me fait un peu peur. 

Hier je n'arrivais pas à dormir. Des peurs se bousculaient dans ma tête. Nouvelles, anciennes. Je ne savais pas trop organiser mes idées, mille pensées à la seconde. Ça en fait un sacré nombre!
L'appart, ne pas se planter, faire le bon choix. Mais finalement, la vie est faite de choix, et c'est ce qui nous fait avancer, bon ou mauvais. Donc finalement, fuck, je fonce, je grandis et je l'achète. 
Pis, je ne sais pas, j'ai eu peur aussi, je crois que je n'ai pas envie de te perdre. Que je suis sacrément attachée à toi, accrochée même. J'oublie des fois, que mes démons du passé ne sont surement pas en toi. Surement pas. On verra. Tu ne dois pas payer pour mon passé merdique. Ce n'est pas ta faute à toi. Laissons les démons au placard. Mais oui, je ne sais pas, j'ai eu peur. La collaboratrice que je ne connais pas, qui est jolie. Ca sent le vécu. Mais j'ai envie de penser que toi tu es différent. Je verrai bien. Finalement tu ne la prends pas. J'ai le sentiment d'y être pour quelque chose, ca me fait chier. Ce n'était pas le but, loin de là... Je ne veux pas être un frein dans ta vie, bien au contraire, plutôt un moteur. 

Mes idées s'embrouillent, bref, je tiens à toi. Ca me ferait chier de te perdre. 
Bordel. 


Ecrit par penséeenvrac, à 17:24 dans la rubrique "on s'en fou".
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Mardi (31/05/16)
Co!

La vie nous réserve bien des surprises. 

 Hier tu m'as dit qu'on pouvait aussi écrire quand on allait bien. Oui finalement, écrire quand on va bien, c'est bien aussi.

C'était un long week end de mai. Je te croisais souvent dans Rouen. Te pensant inaccessible. Lorsque nous étions à la même table, nous parlions. Beaucoup. Longtemps.  

Ce beau dimanche, nous avons fini tous les deux sur le bord de la plage, laissant les autres à leur pétard, leurs jeux vidéo et autres activités habituelles du dimanche après-midi. Nous parlions, chacun notre tour. Nous écoutant, racontant nos vies, sans rentrer dans les détails ni les passages douloureux. Juste la surface de l'iceberg. Celle qui fait croire que finalement tout a toujours été bien dans notre vie respective.

La journée filait mais paraissait interminable. Du moins je le souhaitais. Le soir, le long de la Seine, tu m'as enfin embrassé. Ce genre de baiser qu'on attend toute la journée. Qu’on n’ose pas faire en premier, et qui est parfait, qui donne des frissons quand on y repense. Qui nous fait avoir 15 ans. 
On s’est revu le lendemain, dans ta chambre au 3ème. Cet appartement petit, mais si cosy, je m’y sens tellement bien. Tu m’as fait écouter des musiques, celles qui viennent de tes voyages. Celles qui maintenant me transportent aussi. Pis doucement, nous nous découvrons. Nos gouts, nos passés, nos peines, nos amours, nos boulots, nos soirées, nos voyages, nos caractères… Le manque s’installe quand on ne se voit pas. Les sentiments aussi. 

 Le week end en Bretagne est arrivé vite. Si vite. Si parfait. Si sympa. Si hallucinant que tu connaisses ce coin, que tu aies vu la maison, celle de mon enfance. Celle sans doute où reposeront mes cendres le jour de ma mort. 4 jours, collé l’un à l’autre. 4 jours. J’étais si bien avec toi. 

 Des craintes naissent, avec mes sentiments. La peur de souffrir à nouveau, d’être déçue. La peur de ne pas être assez bien. La peur d’être trop envahissante. Tu as entendu tous ces mots. Sans jugement. Juste entendu. Tu sais mon passé est si proche, mais tellement loin à la fois. Des fois j’ai l’impression de ne jamais avoir vécu ces 4 ans. C’est étrange. Je crois que n’aime pas regarder dans le passé. Je préfère laisser le passé là où il est. J’ai peur aussi que je m’emporte pour rien, que cela te fasse fuir. Que mon caractère n’aille pas une fois de trop. 
 Mais je laisse mes peurs au placard. Je n’en veux pas. Je ne veux pas avoir peur de vivre. Cela ne changera rien à ce qui se passera. Je veux juste profiter de toi, de ta douceur, de tes mots, de ton odeur… Je veux juste profiter de nous, voyager, rire, manger, boire, faire l’amour, faire la fête. Je veux juste tout ça, avec toi. 

 Avec toi.

Ecrit par penséeenvrac, à 15:39 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (25/04/16)
20+7

Une bougie de plus sur le gâteau. Finalement qu'est-ce qu'on s'en fou. 

C'est une année de plus en moins. 
Mais sans doute le meilleur anniversaire de ma petite vie. 
Tout a commencé entre deux burgers, dans le coin d'un restaurant mi-chic mi-lounge. Des fous rires, des copines. Il n'était pas encore minuit. 
Après 23 clopes, 6 verres et je ne sais combien de mots débités à la minute, on a fini Ch et moi dans cette boite en bas du Boulevard. 
Et là, comme toujours. Des mecs, des clopes, de l'alcool, des fous rires. Ce que j'aime. Ch et moi toujours inséparables au final. 
Puis je croise R au milieu de la foule. Mon taux d'alcoolémie ne l'avait pas reconnu. On a rit, on a fait d'la merde. J'ai aimé. 
Le lendemain, je m'en foutais. 
Le lendemain, ma sœur nous annonçait LA nouvelle, nous annonçait la première vraie bonne nouvelle de cette foutue année de merde. Ça y est, la génération suivante arrivait. Quel beau cadeau d'anniversaire! 
La jalousie est venue, mais bien après, le bonheur avant. Pour une fois! Heureuse, pour eux, heureuse pour nous. Heureuse. J'en pleurais. De joie pour une fois.   

L'alcool m'a suivis toute la journée, toute la nuit. J'ai trop fumé, trop dansé, trop bu, pas assez dormi, pas assez bossé. 
Peu importe. 
Je vais être tata. 
Bordel à chiottes!
Ecrit par penséeenvrac, à 21:01 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (18/04/16)
La baise, la baise...


Je baise.

Il y aura toujours des mecs pour baiser. Pour niquer un soir dans un lit, un couloir, un placard ou dans le coin d’une boite. Toujours. Mais finalement, baiser c’est bien. Mais c’est facile. Finalement, ce que je rêve, ce n’est pas ça. Je rêve du plus dur, un homme, un vrai, de l’amour. Qui reste. Qui rappelle. Ni ne te nique pas un soir ou deux et oublie ton prénom. Te fais des compliments juste pour que tu le suces. Finalement le plus dur c’est ça. J’ai l’impression d’avoir à nouveau 19 ans. Je me trouve pathétique, je fais de la merde, et ça me rend pseudo-heureuse. Je survis. Survis à la déception lourde que j’ai vécue. Je survis à mon enfer de solitude quotidien en cherchant un peu de réconfort dans la bite d’un homme. C’est ridicule. Je n’ai plus 19 ans, j’en ai 27, avec des responsabilités. Je rêve de mariage, d’appart, de week end et d’engagement. Mes amies en couple envie ma vie de délurée, et moi j’envie leur vie de couple. Tout cela est définitivement ridicule. Mais c’est comme ça. C’est mon moyen de m’évader, de tourbillonner. Alors je fais tout, j’échafaude des plans ridicules pour faire la fête et baiser celui que je veux. Ça fonctionne à chaque fois. Certes, personne ne me fais chier, personne ne me dit quoi faire mais finalement personne ne pense à moi nuit et jour, personne ne sèche mes larmes et ne m’épaule en cas de coups durs…

Alors je continue à baiser, faire la fête, boire comme un trou et fumer plus qu’il ne faudrait. Tout cela va finir par me tuer…

Ecrit par penséeenvrac, à 19:20 dans la rubrique "on s'en fou".
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Vendredi (15/04/16)
Quand la vie continue

Finalement, je crois que ça m’emmerdait d’épiloguer sur G. Sur la fin de nos 4 ans. Sur ces conneries de la suite et sur le fait que j’ai coupé contact. Je n’ai pas envie d’en parler. Qu’il aille se faire foutre poliment. C’est fini. Il n’y a plus rien à en dire. 

 Finalement, je m’aperçois que le naturel revient au galop. Enfin le « naturel » : système d’auto défense. Deux mois sans rien faire, sans draguer, sans sortir de trop, sans dépasser les limites serrées que je m’étais imposé. 2 mois, où je n’étais pas prête au final ! 

 Et puis, j’ai fait cette soirée. J’ai la voiture maintenant, je n’ai pas bu. G m’a appris la nouvelle, et moi je flashais sur le mec en face de moi sur le canapé. Alors mes vieux réflexes de séductrice sont ressortis. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. J’ai attaqué, j’ai charmé comme je sais le faire. Comme je sais faire pour avoir ce que je veux. Car soyons honnête, j’obtiens toujours le mec que je veux. On s’est quitté, sur un au revoir, on s’est revu sous la pluie le lendemain, on s’est embrassé au coin d’une rue. Romantique me direz-vous. Oui. Non. Un peu. Puis, j’ai vu chez lui, je l’ai vu intimement, je l’ai senti. Et clairement, je n'ai pas pu ! C’pas possible. Dommage. Pis je crois qu'au fond de moi, je bloquais déjà, mais je crois que je voulais me prouver que je peux plaire. Débile. Puéril. Alors avec mon tact j’ai dit au revoir au coin d’une rue et j’ai continué ma vie. 

La suite, c’est une autre histoire….

Ecrit par penséeenvrac, à 15:37 dans la rubrique "on s'en fou".
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Vendredi (01/05/15)

Un jour je te quitte, le lendemain je te garde. 

Je ne sais plus quoi finalement. Rester et être forcément cocue une nouvelle fois, ou bien te quitter une bonne fois pour toute et vivre ma vie? 
Je m'enferme depuis des jours dans le noir, la larme à l’œil. Je n'ai pas encore osé ouvrir la bouteille de vodka. Sans doute de peur de finir bourré avant l'heure. Les clopes se suivent et se ressemblent. Comme toujours. Mon ventre reste vide et les kilo descendent sur la balance. 1.5 kg en moins en 4 jours. Nouveau record! 
Je pleure beaucoup. Je ne dis pas grand chose. 
Hier les copines sont passées, ça m'a fait du bien. Mais à peine partie, je me suis remise dans le noir à pleurer. Du coup j'achète pleins de chose sur internet et regarde le défilé des livraisons à ma porte. 
Quel con quand même, allez embrasser une fille qui fait le double de mon poids... Il aurait pu au moins en prendre une mieux. Pis celle qu'il allait draguer sur internet aussi elles auraient pu être mieux. Mais non, jamais. Je reste la mieux. Pffff. Quel con. 
Ça me donne envie de boire beaucoup, de troquer mon pyjama par une mini jupe, un haut décolleté, des talons plus haut que la moyenne, un rouge à lèvre de salope, 18 paquets de clopes et foncer dans un bar, dans une boite, allumer le premier mec potable et me le faire au coin d'une rue. Juste pour voir. Juste pour voir ce que ça lui ferait quand je lui dirai ce que j'ai fait. Juste pour observer la douleur dans ses yeux, et voir son cœur se déchirer en deux. 
Mais bon, pour le moment je reste seule dans le noir. Je pleure encore et encore rêvant de liberté sans pour autant regarder dehors. 
C'est bête, je sais ce que je dois faire, mais j'en n'ai pas les couilles. Dieu, donnez moi des couilles s'il vous plait. 
Du coup je rallume une clope. 
Donnez un moi un mec pour baiser dans un coin, enlevez moi toute forme de raison, et laissez moi faire de la merde jusqu'à plus soif, baiser tous les mecs de la ville et en rire aux éclats. Finalement je me rends que c'est ça ma drogue de rupture : le sexe. Enfin ça fonctionnait avant, pas sur que ce soit toujours le cas... J'ai vieillis quand même... Arf

Je rallume une clope...
Ecrit par penséeenvrac, à 13:21 dans la rubrique "on s'en fou".
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Vendredi (23/05/14)
J'ai peur

Tu sais j'ai peur

J'ai peur de nous perdre. Mais je ne sais plus où j'en suis. J'ai besoin de parler mais je n'y arrive pas. J'aime notre vie et nous. Mais je crois que notre flamme s'est éteinte ou est en train de. On ne se manque plus. On ne se séduit plus, que ce soit sentimentalement parlant ou sexuellement parlant. On a tout gâché en oubliant que l'autre n'était pas acquis. Je ne sais même plus si mes sentiments sont toujours aussi fort ou si il se font la malle. 
J'ai besoin de toi, j'ai besoin de nous. Du coup je pleure parce que j'ai peur. Je ne sais pas quoi faire. Je voudrais qu'on se retrouve comme avant. Je t'aime toujours mais je ne sais pas si c'est comme avant. Je n'arrive plus à savoir. 
Aide moi. Aide nous. 
J'ai vraiment besoin que tes promesses soient à pleins temps. Qu'on ranime notre couple. Aide moi à ne pas tout laisser tomber. Je n'ai plus de force. 
Dis moi qu'on n'a pas fait une erreur en prenant l'appart. 
Dis moi que ca va s'arranger
Dis moi qu'on est plus fort que ça

J'ai peur...
Ecrit par penséeenvrac, à 21:22 dans la rubrique "on s'en fou".
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Samedi (26/10/13)
M-H

C'était un samedi.

Il faisait beau, pas trop chaud. Je portais une robe noire toute simple, avec des bottes noires presque plates. Je suis sortie de chez moi, j'ai dit aurevoir à G et j'ai filé, la boule au ventre. Je me suis arrêtée pour acheter des fleurs. J'ai longuement hésité, pour elle je voulais les plus belles.
J'ai prit le métro et j'ai rejoins ma soeur chez elle. Mes grands parents sont arrivés peu de temps après.
Nous sommes montés en voiture, ma soeur conduisait et ma grand-mère me racontait sa vie à l'arrière de la voiture. Je n'écoutais que d'une oreille. J'avais envie de sortir mon téléphone, brancher mes écouteurs et écouter une chanson avec un air de rock et des paroles tristes. Le genre qui vous met dans l'ambiance et qui vous fait sentir comme dans un film.
Mais je ne pouvais pas alors je continuais d'écouter ma grand mère parler.

Nous avons fini par arriver dans la ville d'enfance de ma mère. Ma soeur s'est garée. Nous étions arrivés.
Je suis descendue, j'ai récupéré mes fleurs et nous sommes entrés. Je sentais ce lieu chargé d'émotion.
Nous sommes d'abord allé voir les parents de ma grand mère. Mon grand-père a changé les fleurs, nettoyé un peu le lieu, puis ils ont fait une petite prière chacun.

Nous avons marché quelques mètres et nous sommes arrivés devant elle. Voir son nom marqué sur la pierre m'a fait immédiatement pleuré. Je ne l'ai jamais connu mais c'était ma tante quand même. J'ai donné la moitié de mes jolies fleurs à ma soeur et nous les avons mise devant elle.
Mon grand-père s'est mit à nous raconter sa vie. Son lieu de naissance, ou elle avait grandit, tout. Je pleurais toujours. Sans pouvoir m'arrêter. Elle me manque même si je ne l'ai pas connu.
Puis il nous a raconté comment elle est partie, même si je connaissais l'histoire par coeur, ça me fait toujours de l'effet. Surtout dans ce lieu. Ma grand-mère pleurait aussi à chaudes larmes. Ma soeur comme d'habitude ne montra pas ses émotions. Mon grand-père prenait sur lui.
Au bout d'un moment qui m'a semblé trop court nous nous sommes éloignés. Je n'ai eu le temps que de poser ma main sur la pierre froide et de partir aussi.
Je voulais me rouler en boule a côté d'elle et tout lui raconter. Ma vie, mes espoirs, mes peurs, mes craintes, mes rêves, mes amours. Mais elle ne me connait même pas.
Je retournerai là-bas toute seule. J'ai besoin de lui parler et j'ai le sentiment que c'est le seul lieu où elle peut m'entendre vraiment. C'est ridicule. Elle est morte.
Elle aussi était paumé dans sa vie, elle aussi voulait être instit pour aider les autres. Je lui ressemble un peu m'a dit mon grand -père. C'est peut être pour ça que je m'en prends pleins la gueule. C'est peut être parce que j'ai le même tempérament qu'elle. Ba moi j'en suis fière.
Ma mère ne s'en est jamais remise. Elle s'est renfermée complètement sur elle même ce jour là. Je crois qu'elle a arrêté d'être elle même. Il lui manquait sa soeur. Ça se comprend.

Un jour je retournerai là-bas. Je lui parlerai. Je lui raconterai tout. Je prendrais des nouvelles.

Un jour, quand il fera beau...

Ecrit par penséeenvrac, à 16:14 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (26/08/13)
A demain S

Il y a des jours comme ça...

Je me balade juste avec ma belle mère, je ne sais même plus de quoi on parlait elle et moi.

Soudain je vois un visage que je reconnaîtrais entre 1000. S. Là juste devant moi, si proche et pourtant si insaisissable. Je la regarde. J'ai envie de lui sourire mais je ne sais pas si je dois. Je n'écoute plus ce que me dis ma belle mère, cet brève rencontre m'obsède.
Je ne pouvais pas m'arrêter mais j'en crevais d'envie.
Elle sortait du sport, et portait un casque sur les oreilles. Elle écoutait surement une de ses chansons française qu'elle adorait me faire découvrir et que je me mettais à écouter en boucle.

Je retourne au travail, je me pose derrière mon ordinateur, vais sur fb et là, elle m'a écrit. Je me mets à pleurer à chaude larmes. Elle est gentille, elle me dit que j'étais jolie et qu'elle avait eu envie de me serrer dans ses bras.
Mes pleurs s'intensifie. Je pleure encore et encore.
Mon dieu qu'elle me manque. Tous ces moments ou j'ai eu envie de l'appeler pour lui raconter tel ou tel anecdote, tous ces moments ou je voulais juste savoir comment elle allait. Tous ces moments ou j'ai cherché comment la joindre, mais sans succès...

Demain on va prendre un café.
Demain j'essaierai d'aller sur la route du pardon.
Demain...
Ecrit par penséeenvrac, à 15:21 dans la rubrique "on s'en fou".
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Mardi (13/08/13)
Il fait beau aujourd'hui

Je crois qu’il faisait beau.

 

Je me baladais seule le long de la Seine. Le vent caressait mes cheveux courts. Ca fait bien longtemps que je les ai coupées. Je n’ai jamais regretté. Bref. Ma jupe dansait en même temps que mes cheveux. Je l’aime bien cette jupe, noire, pas trop longue, pas trop courte. Plus longue en tout cas que celle que je portais à l’époque. Je sors une cigarette de mon sec, cherche pendant quelques secondes mon briquet, clipse la bille de menthe de la cigarette et l’allume. Ca me parait bien loin tout ça.

 

Je me rappel cette époque. Je faisais le mur, me posais au bar, buvais comme un trou, allais en boite, emballais des mecs, je dansais sans fatigué, supportais mes talons des heures, buvais encore et encore. Souvent je rentrais à pied, les chaussures à la main. Je remontais cette longue côte. J’appelais l’autre M, et lui racontait ma soirée. C’était souvent la même chose et pourtant différent à chaque fois. J’aimais bien. Je cherchais chaque soir la même chose, sans jamais le trouver. Mais j’étais heureuse, je faisais la fête et j’avais l’impression de vivre.

 

Comme je regrette cette époque des fois. Comme je regrette cette insouciance, ces heures à boire à danser sans être une rabat joie. Comme je regrette. Des fois je regrette même ces longues remontée à pieds complètement torché, le collant déchiré, mais le sourire aux lèvres.  

 

Puis le long de la seine, j’ai pris conscience d’une chose. Quand je buvais en boite, quand je remontais à pied, quand je m’endormais, j’étais toute seule. Il n’y avait personne avec moi. J’étais aussi seule dans les moments durs à affronter, dans les conflits.

Je bois sans doute moins, je sors moins aussi, mais j’ai G. Il est là quand ça va pas, il est là quand ça va. Il est là.

 

Il fait beau, je repars en souriant. 

Ecrit par penséeenvrac, à 10:54 dans la rubrique "on s'en fou".
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