Une soirée loin du temps, loin de paris. J'avais le sentiment de me retrouver
au commencement il y a un an. Un an déjà. J'en ai une boule dans le ventre rien
que d'y penser. Le temps passe trop vite. Les sentiments changent à toute
allure et je suis toujours là. Perdue en fin de compte. Il était plus
qu'adorable. J'ai retrouvé pendant l'espace d'une soirée le garçon dont j'étais
tombée amoureuse. Et ça me faisait peur. Je ne voulais pas me rattacher à
lui. Pas maintenant que j'étais loin. Non. Pendant l'espace d'une soirée, nos
délires passés, nos fous rires, nos jeux sont revenus nous hanter. Pendant
l'espace d'une nuit le passé et le présent se sont mélangés tout comme nos
corps et nos bouches, tout comme nos rires et nos esprits. Nous étions dans
notre bulle. Pas même le téléphone ne pouvait venir nous déranger. Nous étions
là, l'un contre l'autre, nos corps se réchauffant mutuellement, à parler à
rire, ou juste à se regarder. Et pour la première fois depuis longtemps.
J'avais le sentiment d'être là ou je devais être.
Ecrit par penséeenvrac, à 15:33 dans la rubrique "Tiroir de mes histoires à la cons....".
paris quand la magie s'éteint en même temps que le jour...
Paris.
Je pourrais en tartiner des mots, ou je pourrais aussi ne rien dire devant
cette merveille. Face à Paris je me sens toute petite, redevenue petite fille
qui croit encore aux contes de fée et qui finalement n'en aperçoit presque
rien. J'aime cette ville autant que je la déteste. Je hais ces putains de gens
qui puent plus les uns que les autres. Je hais ces tunnels qui n'en finissent
plus et qui ne m'apportent jamais ce que je veux, et ne font que m'emporter
jour après jour vers ce destin incertain. Je hais ces rues toutes si semblables
qu'au fond je m'y perds sans arrêt. Je hais ces murs trop hauts qui me couvrent
le ciel et m'empêchent d'observer les étoiles. Je hais ces voitures qui klaxonnent
sans arrêt et manquent de m’écraser à chaque carrefour, je hais cette attirance
sans cesse pour l’argent et les objets chers.
Mais j'aime Paris. C'est magique. Sur ces beaux trottoirs décorés de mille
couleurs, ce froid s'engouffrant sous ma jupe, je pourrais presque apercevoir
une fée lançant un quelconque sort à un passant qui l'aurait mérité. Peut être
la magie de Noël envoute-t-elle mon esprit ? Peu importe. Je me sens
petite fille face à ces merveilles, ces mille chaussures plus belles que les
autres, ces robes de princesse que je n'aurai jamais, que je regarde avec des
yeux ronds et ébahis. Je me sens comme ces héroïnes bien trop pauvres pour
pouvoir s'acheter cette belle robe et se rendre au bal séduire leur prince
charmant. Mais à Paris les princes ne sont pas charmants, et les garçons ne
sont même pas des princes. Les bals se transforment en discothèques branchées,
ou pour séduire il faut avoir l'allure d'une pute, emballer et coucher le
premier soir.
Tout cela, cassant mes rêves de petite fille....
Ecrit par penseeenvrac, à 23:21 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
des lumières m'entouraient, mais je ne les voyais plus...
Je ne sais plus à vrai
dire ...
Je ne sais plus comment je me suis retrouvée au fond de cette boite avec ce
petit rayon de soleil qui illumine ma vie parisienne depuis quelques jours.
Cette petite blonde si vivace. Encore une blonde. Les meilleures sans doute. Même
si la meilleure n'était pas là ce soir là. Je me demande si elle m'aurait
laissé faire. Oui sans doute. Qu’ai-je fait de mal? À part boire un peu trop,
fumer beaucoup, danser collé serré avec des mecs connus depuis une ou deux
heures. Je me revois au milieu de cette foule de muscles en sueur, qui nous
collait elle et moi, des mains se baladaient, je m'efforçais de les remettre à
leur place. La musique m'entrainait dans un rythme soutenu. Je dansais. Encore
et encore. La musique changeait. Tout comme les mecs qui dansaient avec nous. Mais
le même revenait souvent vers moi. Je le repoussais. Je l'envoyais chier. Je le
trouvais craquant. Mais son haleine empestait le whisky. Remarque je ne devais
pas être mieux à puer la vodka! Après quelques clopes, quelques danses et
quelques verres, mes pieds criaient de douleur. Mes cuisses avaient du mal à me
porter, et je manquais de m'écrouler à chaque pas. Je me demandais comment
j'avais fait pour tenir jusqu'au petit matin avec ces hauts talons aiguilles. Peu
importe.
Au moment de partir de lui
accorda une dernière danse. Je me retrouvais collé à lui, je pouvais sentir
chaque partie de son corps bouger contre moi. On s'était lancé dans une danse
sans fin, à un rythme effréné, ça ressemblait à certain moment à une partie de
sexe. J’aimais ça. Je l'aurai bien baisé sur place. Je me demandais comment mes
cuisses suivaient encore le rythme. Peu importe. Je me retrouvais lancée,
n'arrivant plus à m'arrêter. Puis la musique fut remplacée pas une autre. Moins
bien. Notre danse prit fin. Et au moment de se dire au revoir, nos lèvres
s'entrechoquèrent. J’aimais sa façon d'embrasser. Il me colla contre lui.
J'avais de nouveaux envie de baiser avec lui. Le baiser prit fin. Je lui donnai
quelques chiffres formant un numéro. Mon numéro. Il me fit une promesse d'appel,
je lui lançai un dernier sourire et je m'en allai vers ce taxi qui m'attendait.
Je me foutais qu'il m'appelle au fond. Peu importe. Je n'espérais rien. J’avais
juste passé une bonne soirée. Inhabituel. Et ça me suffisait. Elle me souriait.
Je la savais loin de moi. Je la savais hésitante. Je me tournai vers la
fenêtre.
J'avais arrêté de penser, ne fixant que ce paysage qui défilait...
Ecrit par penseeenvrac, à 23:54 dans la rubrique "Tiroir de mes histoires à la cons....".
Ce weekend quand j'ai revus mes rues, les miennes, mon chez moi, ça m'a fait
tout drôle. Pourtant je n'avais quitté tout cela que depuis trois semaines. Mais
à chaque fois que je reviens j'ai un vieux sentiment de devenir une étrangère à
ma propre ville et en même temps de me la rapproprier. Ma campagne enneigée
l'hiver et fleurie l'été me manque. La forêt pleine de feuilles mortes en
automne, ça aussi ça me manque. Des fois quand je me réveille dans mon lit à
moi, j'ai le sentiment de n'être jamais partie et que ma nouvelle vie n'était
qu'un mauvais rêve. Ou un joli rêve selon les jours. Peu importe. Des fois je
me dis que je ne me sentirais jamais chez moi nulle part. Que je ne serai
jamais bien avec personne, que je finirai seule avec 5 chiens dans un
appartement au 8ième étage de ma ville. La mienne. Optimiste. Comme toujours. Pour
une fois que je ne vire pas au pathétisme. Quoique... Si je me mets à divaguer
et à raconter certaines soirées pas si vieilles mon état virera au pathétisme absolu...
Bon je crois que pour ce soir, on va en rester là....
Ecrit par penseeenvrac, à 01:01 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
comme une envie de tuer cette solitude insuportable...
Je hais ces moments là.
Vous savez ces moments où rien ne va. Où vous avez l'impression que le monde
entier vous a abandonné, que ce qui ne va pas ne s'arrangera pas. Ces moments
où même une bonne clope et un bon film drôle ne relaxe plus. Ces moments où
vous savez qu'il y a des cas bien plus graves que vous dans le monde, mais
qu'en fin de compte vous vous en foutez comme de votre première chaussette!!!!
Je m'étouffe dans mes microbes. La fièvre m'abrutit, et la solitude m'emporte. Je
me sens seule dans ce grand appartement vide. Des fois j'aurai envie qu'il soit
plus petit. Et je suis arrivée à un âge où mon cher lapin en peluche collé dans
mes bras ne résout plus rien.
L'écran noir de ma télévision me nargue. Elle se moque de moi. J'ai envie
d'hurler. De faire taire ce silence oppressant et insupportable. D’arrêter
cette toux qui va me tuer. De virer ce pansement qui me pourri la vie depuis
plus de six mois et qui en fin de compte s’aggrave encore et encore. De manger
toute cette bouffe dans mon placard et d'aller tout vomir un bon coup. J'ai
envie de fumer mon paquet de clope d'un coup. J'ai envie qu'elle me serre dans
ses bras, et me dise que ce n'est qu'une illusion, et que je ne suis pas seule.
Mais ça fait longtemps que j'ai compris qu'on vivait seul...
Ecrit par penseeenvrac, à 23:30 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
Mes chaussures me font
mal. Ça m'apprendra à mettre des talons aiguilles de 10 cm! Je marche derrière
elles, la clope au bec, en râlant toujours et encore sur ces pavés qui me font chier, sur ces talons trop hauts, sur leur conversation nulle à c chier. Et là d'un coup. Elle surgit. Haute. Droite. Belle. Majestueuse. Élégante. Mes yeux ne peuvent s'en détacher, je me retrouve comme muette. Je suis hypnotisée. Un
musicien des rues joue de la guitare. Je trouve que la mélodie s'accorde très
bien avec mon état d'âme. la musique s'accorde bien avec Elle. Je me recule tout en La fixant. Je ne peux plus
bouger. J’en ai presque les larmes aux yeux. Hypnotisée par cette magie qui opère sur
moi, Sa magie à Elle. J’ai envie de sauter, de danser, d'hurler, pleurer. Sans savoir pourquoi. Ce
n'est qu'Elle. Mais pour moi, à cet instant là, Elle était bien plus que ça. Un moment
magique dans paris. Un moment unique.J'aurai pu rester là pendant des heures entière, la tête levée, à La regarder. Encore et encore. J'aurai voulu La contempler toujours et encore...
Notre Dame de Paris...
Ecrit par penseeenvrac, à 22:52 dans la rubrique "Tiroir de mes histoires à la cons....".
je me retrouve au milieu de ces tourbillons parisiens...
Paris s'éveille et moi je
m'endors...
Au fond de mon canapé au troisième étage, la clope au bec, mes cours devant
moi, je tourne en rond. J'ai envie de baiser je crois. Je crois. Je n'en sais
rien. Ma vulgarité prend le dessus comme d'habitude, et j'ai comme une envie de
crier à chaque passant que je l'emmerde. Je ne sais pas pourquoi. Peut être
juste la fin de cette journée si bizarre. De ces cours qui n'en finissent pas,
et de cette vie qui n'avance plus. Et puis j'ai peur. les tuiles pleuvent, et
j'attends juste qu'une me tombe dessus, me demandant juste ce que ce sera. Quand
ce sera. Mon portable reste silencieux. De toute façon j'ai viré son numéro, et
je ne vois pourquoi je lui parlerai. J'en suis venue à en vouloir aux gens qui
ne le méritent pas, à écrire de la merde sur ces pages blanches, à me faire
chier, à vouloir reboire, refumer, à avoir envie de foutre ma merde partout et
me coucher sans remord. J’en suis venue à ne plus être moi à force de côtoyer
ces gens bourrés de fric, qui ne s'habille ntqu'avec des marques et ne jure que
par le shit, l'alcool et le sexe. J'essaie de ne pas être comme eux, mais je
sens que d'ici peu, ils m'emporteront dans leur tourbillon de merde et
d'alcool, dans leur fête sans lendemain, et les tuiles parisiennes.
Je sens que d'ici peu je ne serai plus moi, la pauvre paumée de sa campagne...
Ecrit par penseeenvrac, à 00:13 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
J'ai enfin compris que c'était définitivement fini. Il ne m'aime plus. Rien. Il
s'en fou. Il passera bientôt à la suivante et je ne serai plus qu'une vague
ombre dans ses souvenirs. Je ne représenterai plus que 4 petits mois parmi tant
d'autre. Je sens mon cœur réclamer sa présence, l'appeler pour qu'il revienne.
Je sens ma bouche crispée, fermée, prête à ne laisser sortir aucun son. Je ne
pleurerai pas. Pas pour lui. Pas pour un autre. Je ne veux plus personne. Je ne
veux plus avoir mal. Je ne veux plus me laisser atteindre. Je veux juste
reformer cette barrière infranchissable autour de mon cœur. Je ne veux rien.
Ou juste jouer comme avant....
Ecrit par penseeenvrac, à 09:21 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
qu'est-ce qu'on a l'air con sur un canapé tout seul!
Qu'est-ce que je me sens
conne, là toute seule dans mon appart avec ma putain envie de cloper. La flemme
de descendre jusqu'au tabac. Cette solitude que je prône depuis deux semaines
vient soudain me déranger. Lui que j'oublie peu à peu me revient en tête comme
une porte qui claque. Rapidement. Bruyamment. Je me mets à pleurer. Je ne sais
pas quoi faire. Là toute seule avec mon coup de blues attendant peut être un
texto. Un signe de vie. Je voudrais retourner à cette soirée défonce. Ce que je
pouvais être pathétique. Débile. Une larve. Une merde. Mais je m'amusais. J’avais
arrêté de penser. J’avais du monde à faire chier. J’avais à qui parler. Je
n’étais pas comme une conne avec ma musique de merde avec comme seule amie ma
mini télé toute pourrie. J’avais des putains de clopes. Il faut que j'aille
dormir cette putain de cicatrice me fait un mal de chien soudainement. C’est
psychologique. Rien à foutre. J’ignore de mal de ventre qui me torture depuis
deux jours. Rien à foutre. J’attends dimanche. Que je puisse me goinfrer comme
une vieille et grosse truie que tout le monde oublie au fin fond de son
appartement. J’ai envie de sortir et de me mettre à errer sans but.
Rencontrer un inconnu et le baiser dans un coin. Mais au fond de moi je n’en ai
pas envie. J’ai peut être juste envie de me plaindre une fois encore. De me
plaindre sur ma vie de rêve. Me plaindre encore et encore. Mais pour une
fois il n'y a personne pour m'écouter. Même pas un putain de poisson rouge! À
part deux pauvres plantes qui ne connaissent rien à la vie, qui savent juste
que je les enfume avec mes putains de clope de merde! Qu'est-ce que je me sens
conne toute seule dans mon appart à me faire défiler ces images dans ma tête.
Qu'est-ce que je me sens conne toute seule dans mon appartement...
Ecrit par penseeenvrac, à 00:55 dans la rubrique "Tiroir de mes pensées...".
Enfin non. Ce qu'il foutait là lui.après tout on était chez moi. Il me parlait,
mais je ne l'écoutais pas. Et puis il commença à me tripoter. J’aurai pu
hurler, me débattre, ou juste dire non, j'en étais incapable. Alors je l'ai
laissé faire. Je l'ai laissé me toucher les fesses. Je l'ai laissé caresser mes
seins. Je l'ai laissé se frotter à moi; ça me dégoutait. Ça me répugnait.
Non pas qu'il était moche. Loin de là. Mais ce n'était pas celui que je voulais
avoir près de moi. Mais faute de mieux, je m'étais dit qu'il ferait l'affaire. Je
m'étais trompée. Il ne ferait pas l'affaire; mais j'étais allée trop loin pour
pouvoir reculer. Enfin c'est ce que je pensais. On peut toujours s'arrêter; ou
dire non. Ou l'envoyer se faire foutre ce con dont on n’a pas envie. Mais non. Je
m'étais persuadée du contraire. Il continuait de me toucher. De me
parler. De m'embrasser. J’avais envie de lui cracher à la gueule et de le
virer. Mais encore une fois, je ne fis rien. Ses doigts s'enfoncèrent en moi. Bougeant
de façon presque agréable. Mais je n'avais pas envie que ce moment soit
agréable. Alors je résistais à cet orgasme qui aurait pu venir. Je refusais de
lui donner cette joie de m'avoir fait plaisir. Je résistais. Je le vannais pour
qu'il arrête. Mais il ne comprenait rien. Pourtant il ne paraissait pas
abrutit! Et puis, il fini de me déshabiller. Je me retrouvais comme une conne à
poil devant en ayant juste envie de me casser loin de là. Il ne voyait rien. Il
ne voyait pas mon combat intérieur. Mon envie de lui en foutre une alors qu'il
n'avait rien fait à par ne pas être celui que je voulais. Je le sentis
doucement rentrer en moi. Je ne savais même pas s'il y avait une capote. Je pensai
soudainement à mon oubli de pilule. Tant pis. Trop tard. Ça m'apprendra à
penser en couchant, j'en oublie de vérifier la capote. Il bouge. Il s'excite. Je
le laisse faire. Je garde mes yeux fermés. J’ai hâte que ça se finisse. Ça
continue. Longtemps. Il me baise. Et ça me fait chier. Soudain il pousse un
petit cri totalement ridicule. Et s’écroule, la respiration saccadée. Je ne
fais même pas semblant d'être essoufflée. Je ne prends pas cette peine.
Je me réveille soudainement. Seule. Ce n'était qu'un rêve...
Ecrit par penseeenvrac, à 12:23 dans la rubrique "Tiroir de mes histoires à la cons....".
Biz : Bienvenue sur Niutopia ! LiliLou : Hey coucou ma brunette =) Bienvenue sur Zoueb! LiliLou : Pu de chargeur, pu d'batterie mais mes pensées sont avec toi!! stupidchick : cette citation je l'ai entendue qauand j'étais ado (au théâtre?) et je l'avais oubliée et pourtant elle m'avait beaucoup marquée. Ca fait drôle de la retrouver ici. Si vous savez de quel texte elle vient ça serait sympa de transmettre =))