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 on s'en fou 


Il y a toi, il y a eux et puis il y a moi... et tout ça donne cet assemblage de mots, aussi incompréhensibles les uns que les autres...

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Les chaussettes

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Mardi (03/01/17)
un an déjà

Voila ça fait un an.

Je crois que je n'oublierai jamais ce jour là. Mais remontons un peu avant.

Novembre 2015.
Engueulade, encore, encore. Fuite. Claquement de porte. Toujours la même chose. Toujours ce manque de confiance en lui. Toujours mon caractère trop pesant. Cet appartement trop beau. Notre cage dorée. Nous ne nous aimions plus. Nous n'étions plus heureux. Plus du tout. Mais je ne sais pas lequel de nous deux voulaient le moins le reconnaître. Notre vie sexuelle était sans doute proche du néant. Notre vie était en bordel. Nous nous fuyions, nous ne faisions plus rien ensemble. Cela devenait pesant.

Décembre 2015.
La situation ne s'améliore pas. C'est de pire en pire. Il me trompe, mais je ne le sais pas encore. Je ne le vois. Les indices sont là. Les mensonges évidents. Et je ne vois rien. Je crois que je ne veux pas voir. Il me fuit, plus que je ne le fuis. Je le perds. De plus en plus chaque jour.

22 Décembre 2015.
Une énième engueulade à propos d'une photo de geek. Je claque la porte. Je m'en vais. Je reviens dans la nuit. Il n'est plus là. Il revient. Il se couche dans la salle de bain. On parle de rompre. Je pleure toute la nuit bien incapable de dormir.
Il me récupère en morceau le matin. Il me dit qu'il regrette. Je sèche les larmes, tout en sachant au fond de moi que je n'ai qu'un faible répit.
Je tais tout à mes amis, à ma famille. Je n'ose dire les choses tout haut. Cela les rendrai réelle.
Les fêtes de Noel passent. Nous formons officiellement le petit couple parfait devant sa famille, devant la mienne. Je crois qu'au fond de moi je savais que c'était le dernier ensemble, mais encore une fois, je ne voulais pas me l'avouer.

28 décembre 2015
Encore une engueulade. Nous sommes au bord de la rupture. Encore. Mais ma mère appelle. Mon père est hospitalisé. Nous pensons à un AVC. Je pleure devant lui. Je rejoins ma mère et là je reste forte. Mon père va bien, ce n'était pas un AVC. Je vais le voir à l'hôpital. Il va bien.

31 décembre 2015
Mon père sort de l'hôpital. Je veux aller le voir à la maison. Mais avant, encore une engueulade. G. me dit qu'il n'a plus envie de moi, qu'il faut qu'on réfléchisse chacun dans notre coin. Je pleure. Encore. Toujours. Je finis par monter dans ma voiture. Je roule. En chemin je passe devant l'hôpital, je tourne la tête 2 secondes. 2 secondes qui ont suffit pour que je rentre dans la voiture de devant. Je fonds en larmes. Je panique. Tout le monde va bien. Juste les voitures. La passagère de l'autre voiture me réconforte. J'appelle ma mère en larmes, je lui dis, je lui raconte tout, l'accident, G. nos problèmes. Je ne voulais pas causer du soucis supplémentaire à mon père. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète. Mais je crois que j'étais à bout de nerf.
Je reviens, j'appelle J, ma bouée de secours, mon ami, mon meilleur ami. Il accourt, me réconforte et repart. G. revient, on a une soirée de nouvel an à préparer. J'ai pas envie. J'ai envie de me rouler au fond de mon lit et de pleurer encore et encore.
Le break est toujours d'actualité. J'ai envie de me pendre. M. arrive. Je fonds en larmes. Je lui raconte tout. C'est la première au courant.


04 janvier 2016
G. se lève, prend sa douche. Attrape sa valise. Me fait un bisous et me dit "prends soin de toi". Au moment où il claque la porte. Je sais au fond de moi que c'est la dernière fois que je le voyais en tant que "couple". Je suis allée bosser. Je ne sais pas comment, je ne sais pas ce qui m'a tenu éveillée, en forme, pour affronter tout ça. J'étais au fond. J'étais détruite.

Les 3 semaines ont passé, doucement, lentement, je comptais les jours, je comptais les heures. Une torture, une horreur. Je me nourrissais de chocolat et de cornichon. Je faisais des mandalas tout le temps. Je sortais peu. Il est repassé quelques fois à l'appart. Pour des chaussettes, un boxer, son chargeur de brosse à dents. Il me voyait dépérir au fur et à mesure. Je n'avais pas la force de faire semblant. Je n'avais pas la force de couper contact et d'envoyer aucun sms. J'ai fini par jouer le jeu. Pas d'appel. Pas de sms. Attendre. Attendre.

Puis le 25 janvier 2016, il est revenu avec sa valise.
Mes questions ont été plutôt claires. Les réponses ont été négative. J'ai clôturé le chapître. Un chapître de 4 ans ensemble. Ca fait mal. Il ne m'aimait plus. Sur le coup, le soir même, j'allais bien. Puis j'ai continué à dépérir. Mais je savais, je savais cette fois que c'était fini. Je savais pourquoi j'avais mal. Je mourrais à petit feu. Je ne savais pas comment survivre, et encore moins vivre. Je ne savais plus. Je n'arrivais pas à enlever cette douleur de mon coeur, de mon corps.

Je ne sais plus comment j'ai réussi à revivre, à me projeter, à avoir des projets, des envies, à avancer sans lui et surtout à avoir envie d'être seule. Ce chemin m'aura prit un an. Une longue année, d'attentes, de douleurs, de souffrances.
Un an après, j'arrive enfin à mettre ces mots par écrit, j'arrive à écrire ma douleur passée, mais légèrement présente aujourd'hui.

Aujourd'hui, ça fait un an qu'il a claqué la porte. Ça fait un an. Déjà.
Ecrit par penséeenvrac, à 23:10 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (19/12/16)
Vous, mes amis

Vous mes amis, vous ma famille.

Depuis quelques années je peux compter sur vous, vous pouvez compter sur moi.

Je commencerai bien sûr par toi ma Cha. Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas. Certes depuis quelques mois tu as été insupportable, tu as été chiante, princesse, radine. Mais je sais qui tu es. Je sais ce que tu vaux. Même si aujourd'hui nous ne sommes pas très proche, tu comptes quand même parmi mes meilleures amies.
Fais attention à ton petit cœur, tu es fragile, tu as beaucoup souffert, mais le monde n'y est pour rien, tes amis n'y sont pour rien. Fais gaffe à toi, je ne voudrais pas que tu finisses seule, tu ne le mérites pas. Tu peux être tellement extraordinaire, rigolote, de bonne humeur que lorsque madame ronchon sort, cela gâche tout. Garde tes états d'âme pour l'intimité de tes amis, laisse ta mauvaise humeur au placard en soirée. Tu sais tellement bien t'amuser, rire, et faire rire les autres.
Toi et moi avons passé tellement de moments uniques, que tu me fais mentir quand je dis que tu es super et que je te connais de bonne humeur. Ressaisie-toi, tu mérites d'être heureuse, mais il faut que tu en es envie. Arrête de te plaindre pour rien, le monde est déjà bien affreux comme ça. Profite de tes petits moments de bonheur, et relativise le reste.
Tu dois te dire "mais elle, tout va bien, alors ses leçons de moral, elle peut se les garder".
Non. Rappelle-toi cette année 2016, rappelle-toi l'enfer que j'ai vécu. Rappelle-toi les crises de larmes. Rappelles-toi les crises d'angoisse. Et pourtant m'as-tu déjà vu arriver en soirée de mauvaise humeur?
Je t'aime énormément, je ne veux que ton bonheur, laisse-le t'atteindre.
Même si tu es maladroite dans tes propos, merci d'être là.


Je continuerai bien sûr avec Max. Toi mon ami, mon collègue. Tu es un être à part, exceptionnel, gentil, généreux, à l'écoute. Mais merde, tu es un boulet des fois, fais-toi confiance, que ce soit dans ta vie pro ou ta vie perso. Tu es au top!
Tu es l'ami que je peux appeler quand ca va pas, qui me fera juste rire, me rassureras. Tu es l'ami qui m'appelle quand il a un doute, qui trouve un réconfort près de moi. Tu es un ami en or, ne l'oublie jamais.


Anne, tu seras la suivante. 16 ans qu'on se connait toi et moi. 16 qu'on se charie, qu'on s'aime bien. Certes il y a eu des pauses dans notre amitié, mais au final, les adultes que nous sommes devenus, s'adorons. Les soirées, les verres, les appels en détresse, les délires, les photos, le boulot, les problèmes. Nous continuons à partager la vie l'une de l'autre, comme au collège au final, mais avec nos problèmes d'adulte. Rien ne change entre toi et moi, c'est juste la vie qui évolue. Ne change pas, ni ton franc parlé, ni tes boutades, ni ton caractère, je t'aime comme tu es.


Céline, toi tu es l'amie avec les idées tordues. Tu es aussi l'amie aussi muette qu'une tombe. Je pense que si demain je tuais quelqu'un, je t'appellerai pour cacher le corps. Tu es l'amie qui a toujours le raisonnement différent des autres, qui essaie d'être objective, de vérifier qu'on ne prend pas de décision hâtive. Tu sais t'amuser, tu es d'un accueil exemplaire, mais tu n'appelles pas quand tu ne vas pas bien. Tu n'oses pas te confier, ou déranger les autres. Mais jamais tu ne dérangeras tu sais. Les amis c'est fait pour ça. Nous pouvons tout nous dire tu sais. N'hésite pas, ouvre ton coeur.


Marine, 6 ans je crois qu'on se connait toi et moi. Mais je ne saurai pas dire à quelle soirée chez les fous nous nous sommes rencontrées. Je sais qu'on est passé par un sacré paquet de trucs, surtout des ruptures. Qui aurait cru que toi et moi on deviendrait si proche? qui aurait cru qu'on allait survivre à nos Guillaume? Ce n'était pas facile, ce n'était pas évident. Finalement entre eux, Nico et Co, la vie n'a pas toujours été facile. Mais nous, nous tenons, debout et fière. Même si cela fait un an et demi que nous sommes à distance, notre amitié tiens toujours, et ne faiblis pas. Bien au contraire! Tu es celle que j'ai appelé quand je me trainais sur le sol de mon appartement en me disant que j'aurai moins mal à crever. Tu es celle qui m'a vraiment permis d'avancer, qui m'a rappelé ses défauts, qui m'a rappelé ce qu'il m'avait fait. Tu es l'amie à qui je peux tout dire, quand ça va et quand ça ne va pas. Tu es cette amie là.


Aline, mon Aline. 3 ans que je te connais, et notre amitié grandit encore et encore. Je me rappelle ce premier jour, où je t'ai parlé. Qui aurait cru que 3 ans après je dormirai chez toi. Qui aurait cru qu'on deviendrais si proche? Tu es un être exceptionnel. Discrète, timide, réservé, mais lorsque tu t'ouvres au gens, on découvre une fille complètement tarrée, folle, mais si géniale. Toujours de bonne humeur, même si le plus grand des malheurs t'était arrivé. Tu es mon rayon de Soleil, je découvre tous les jours une nana tellement géniale, tellement super que je ne sais plus quel mot ajouter pour parler de toi. Et t'inquiète pas, l'homme de notre life on va le trouver, et t'inquiète pas, il ne va pas mourir, et ne t'inquiète pas, on finira par être heureuse aussi avec un mec. Mais pour le moment, on est bien heureuse sans!


Et je finis bien sûr par toi. J. tu sais déjà tout ce que je pourrai dire ici. Tu es l'ami différent des autres, qui a une place à part, tu es tellement de chose à la fois, tu es toi. Tu m'apportes tellement. Je t'aime bien plus que je ne saurai te le dire. Mais je ne crois pas que les gens pourrait comprendre ce "je t'aime" comme je le pense. Tu n'es pas le mec avec qui je voudrais me mettre en couple, tu es tellement plus que ça, que tu mérites mieux que cette simple place. Tu trouveras sans doute ces mots, gnangnan, débile, mais tu me connais, et tu sais que je suis aussi comme ça. Tu es cet ami avec un grand A.


Vous mes amis, ma famille. Je ne laisserai personne vous critiquer, ni essayer de me séparer de vous. Il y en a un qui a essayé, il n'a pas vraiment réussi, la preuve il n'est plus là. Je vous aime de tout mon cœur, vous mes amis, ma famille.
Ecrit par penséeenvrac, à 12:54 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (21/11/16)
Alors, la suite.

Pour la première fois depuis 3 ans, je pense à moi.

Enfin, comme tout le monde je pense souvent à moi. Mes cheveux, mes fringues... Mais non je fais mes projets. Tout a commencé il y a environ un mois, le jour de la naissance de mon neveu. Ca m'a prit comme une envie de pisser, c’était décidé, je pars ua canada faire un road trip toute seule. Les billets sont pris, je ne peux plus reculer. c'est sur, je pars! Je ne réalise pas. Je pense que le jour J je me pisserai dessus, pire qu'un bébé de deux mois dans sa couche. J'ai encore pleins de truc à préparer, mais j'ai mon projet. Le miens. Je crois que pour la première fois, de toutes mes périodes de célibataire, mon but ultime n'est pas de me trouver quelqu'un. Juste moi et moi. Mon appart à l'achat. Mon voyage. Je fais tout toute seule. Je me prouve que je n'ai besoin de personne dans mes démarches, dans mes projets pour vivre et être heureuse. Je crois que je mûrie en fait.

Avant, après une rupture, je me serai précipité dans le lit d'un mec. Pour niquer, pour d'la bite pure et dure. Même en début d'année finalement c'est ce qui s'est passé. Après G, j'ai rapidement voulu dl'a baise sans lendemain. Des câlins d'un soir. Pas de sentiment. Pas de souffrance. Mais là non. Pourquoi faire? C'est comme boire, ça ne résous rien. On dit que ça ne fait pas de mal, mais je pense qu'au final, sur l'estime de soi, ça fait beaucoup de mal. Sexuellement j'ai atteint des record que peu de nanas ont. Ça fait flipper des fois. Je me dis "merde, autant, mais non c'pas possible?!" et quand on me demande, j'évite de répondre. Je n'aime pas le mensonge.

Je me rappelle de moi, il y a quelques années, dans la souffrance la plus totale, aller de bites en bites. Picoler. Sortir. Avec comme seul objectif de vie : me taper le plus de gars possible pour me prouver que je peux encore plaire. Mais je crois que ça, ça a changé. Je me suis fixée d'autres objectifs. Au final, ça fait du bien!

Et puis J m'a envoyé un message l'autre soir. c'est mon meilleur ami, c'est le genre de personne sans qui je n'imagine pas ma vie une seule seconde. C'est le genre de personne, si mon mec n'en veut pas, c'est mon mec qui dégage. C'est le genre de personne, si demain il me dit qu'il ne veut plus jamais me voir, il me briserai le cœur. C'est mon meilleur ami, c'est une personne à part, et entière pour moi. Je sais que je suis unique aussi dans son cœur, il me l'a déjà dit, déjà prouvé. A sa manière de mec qui joue les insensibles.
Mais, l'autre soir il m'a envoyé un message. On rigolait comme on le fait souvent par message. Puis j'ai compris qu'en fait lui ne rigolait pas toujours. J'ai compris que du sexe avec moi il ne dirait pas non. Je n'ai pas compris s'il voudrait plus. Et me voilà perdue.
Mes objectifs n'ont pas changé. Ses mots ne changeront pas ça bien sûr. Mais, me voilà perdue. Au fond de moi, à plusieurs reprises je me suis souvent demandé si finalement il n'était pas un peu aussi mon âme sœur, ou au moins LE mec. Ça fait longtemps que je me pose la question. Sans trouver la réponse. Ça fait longtemps que je me demande ce que ça redonnerai lui et moi. Si on pourrait, si ça ne ruinerait pas notre belle amitié. Ce n'est pas la première fois où il me le dit. Soit des déclarations, soit des envies sexuelles, soit les deux. Mais là, il veut quoi? Du sexe? Une histoire? J'ai une amie qui un jour m'a dit "tu sais J s'il ne trouve jamais quelqu'un avec qui il reste, c'est parce que ça fait 8 ans qu'il t'attend. Sans jamais réclamer pour autant, et en respectant tes histoires." Et si moi au final, si aucune de mes histoires ne fonctionnent parce que c'est lui que je veux? Sans le savoir? Co me l'avait dit qu'il y a avait un truc entre nous. Enfin du moins lui envers moi. J'ai toujours nié, tout en sachant que je mentais.
Et si ce n'est que du sexe, gâcher notre amitié pour du sexe est-ce vraiment utile? Et si ce n'est pas que du sexe, mais que en couple on se fait du mal, on ne se supporte plus et qu'au final, on ne se parle plus jamais, aura-t-on eu raison de tout lâcher pour une simple histoire d'amour, alors que l'actuelle est surement plus forte? Et puis on se connait par cœur, on connait les habitudes de l'autre. Est-ce que ce ne serait pas juste une putain de grosse connerie de merde? Merde, ça me perturbe.
Pis, hier on s'est vu, un verre, une terrasse, des clopes. Et là, la proposition a été lancé, claire, nette, dans les yeux. Proposition sexuelle. Mais après, je te fais la bise et je me casse de chez toi jusqu'au prochain verre? Je dors blottie dans tes bras? Je ne suis qu'un numéro de plus sur ta longue liste de conquête? Tu n'es qu'un homme de plus dans mon lit? Je suis ton âme sœur que tu retrouves enfin? Nous sommes Rachel et Ross dans Friends? Nous sommes Lucas et Peyton dans One tree Hill? Ou je vis encore dans mes séries à la con, et nous ne sommes juste que des amis avec des envies sexuelles l'un pour l'autre?

Et merde. Pense au Canada, pense au Canada...
Ecrit par penséeenvrac, à 18:47 dans la rubrique "on s'en fou".
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Samedi (22/10/16)

2016

Une année plutôt mitigée. Aujourd'hui, je suis tata. Je devrais être aux anges, pleurer, hurler de joie. Je suis contente. Mais, je suis jalouse. Merde, elle a LE bonheur, et moi je suis seule, encore et toujours.
Je crois qu'au final je ne suis pas faite pour la vie à deux. Co c'est fini.
Encore une rupture. C'est moi. Il n'est pas heureux ici, il n'est pas heureux avec moi, il n'est pas stable, il est possessif. Et je ne le changerai pas pour en faire ce que je voudrai qu'il soit. Tant pis.
Ma fierté en prend un coup, mais peu importe. Je suis à nouveau seule. A nouveau avec moi même. Mais j'ai l'habitude, finalement c'est la triste histoire de ma vie. ma vie pro va bien, les amis vont bien, mais personne pour être là quand ça ne va pas. Soit ils se tirent, soit ils veulent trop trop vie, je suis compliquée!

Mais bon, sourions, je suis tata!
Ecrit par penséeenvrac, à 20:40 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (25/04/16)
20+7

Une bougie de plus sur le gâteau. Finalement qu'est-ce qu'on s'en fou. 

C'est une année de plus en moins. 
Mais sans doute le meilleur anniversaire de ma petite vie. 
Tout a commencé entre deux burgers, dans le coin d'un restaurant mi-chic mi-lounge. Des fous rires, des copines. Il n'était pas encore minuit. 
Après 23 clopes, 6 verres et je ne sais combien de mots débités à la minute, on a fini Ch et moi dans cette boite en bas du Boulevard. 
Et là, comme toujours. Des mecs, des clopes, de l'alcool, des fous rires. Ce que j'aime. Ch et moi toujours inséparables au final. 
Puis je croise R au milieu de la foule. Mon taux d'alcoolémie ne l'avait pas reconnu. On a rit, on a fait d'la merde. J'ai aimé. 
Le lendemain, je m'en foutais. 
Le lendemain, ma sœur nous annonçait LA nouvelle, nous annonçait la première vraie bonne nouvelle de cette foutue année de merde. Ça y est, la génération suivante arrivait. Quel beau cadeau d'anniversaire! 
La jalousie est venue, mais bien après, le bonheur avant. Pour une fois! Heureuse, pour eux, heureuse pour nous. Heureuse. J'en pleurais. De joie pour une fois.   

L'alcool m'a suivis toute la journée, toute la nuit. J'ai trop fumé, trop dansé, trop bu, pas assez dormi, pas assez bossé. 
Peu importe. 
Je vais être tata. 
Bordel à chiottes!
Ecrit par penséeenvrac, à 21:01 dans la rubrique "on s'en fou".
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Lundi (18/04/16)
La baise, la baise...


Je baise.

Il y aura toujours des mecs pour baiser. Pour niquer un soir dans un lit, un couloir, un placard ou dans le coin d’une boite. Toujours. Mais finalement, baiser c’est bien. Mais c’est facile. Finalement, ce que je rêve, ce n’est pas ça. Je rêve du plus dur, un homme, un vrai, de l’amour. Qui reste. Qui rappelle. Ni ne te nique pas un soir ou deux et oublie ton prénom. Te fais des compliments juste pour que tu le suces. Finalement le plus dur c’est ça. J’ai l’impression d’avoir à nouveau 19 ans. Je me trouve pathétique, je fais de la merde, et ça me rend pseudo-heureuse. Je survis. Survis à la déception lourde que j’ai vécue. Je survis à mon enfer de solitude quotidien en cherchant un peu de réconfort dans la bite d’un homme. C’est ridicule. Je n’ai plus 19 ans, j’en ai 27, avec des responsabilités. Je rêve de mariage, d’appart, de week end et d’engagement. Mes amies en couple envie ma vie de délurée, et moi j’envie leur vie de couple. Tout cela est définitivement ridicule. Mais c’est comme ça. C’est mon moyen de m’évader, de tourbillonner. Alors je fais tout, j’échafaude des plans ridicules pour faire la fête et baiser celui que je veux. Ça fonctionne à chaque fois. Certes, personne ne me fais chier, personne ne me dit quoi faire mais finalement personne ne pense à moi nuit et jour, personne ne sèche mes larmes et ne m’épaule en cas de coups durs…

Alors je continue à baiser, faire la fête, boire comme un trou et fumer plus qu’il ne faudrait. Tout cela va finir par me tuer…

Ecrit par penséeenvrac, à 19:20 dans la rubrique "on s'en fou".
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Samedi (26/10/13)
M-H

C'était un samedi.

Il faisait beau, pas trop chaud. Je portais une robe noire toute simple, avec des bottes noires presque plates. Je suis sortie de chez moi, j'ai dit aurevoir à G et j'ai filé, la boule au ventre. Je me suis arrêtée pour acheter des fleurs. J'ai longuement hésité, pour elle je voulais les plus belles.
J'ai prit le métro et j'ai rejoins ma soeur chez elle. Mes grands parents sont arrivés peu de temps après.
Nous sommes montés en voiture, ma soeur conduisait et ma grand-mère me racontait sa vie à l'arrière de la voiture. Je n'écoutais que d'une oreille. J'avais envie de sortir mon téléphone, brancher mes écouteurs et écouter une chanson avec un air de rock et des paroles tristes. Le genre qui vous met dans l'ambiance et qui vous fait sentir comme dans un film.
Mais je ne pouvais pas alors je continuais d'écouter ma grand mère parler.

Nous avons fini par arriver dans la ville d'enfance de ma mère. Ma soeur s'est garée. Nous étions arrivés.
Je suis descendue, j'ai récupéré mes fleurs et nous sommes entrés. Je sentais ce lieu chargé d'émotion.
Nous sommes d'abord allé voir les parents de ma grand mère. Mon grand-père a changé les fleurs, nettoyé un peu le lieu, puis ils ont fait une petite prière chacun.

Nous avons marché quelques mètres et nous sommes arrivés devant elle. Voir son nom marqué sur la pierre m'a fait immédiatement pleuré. Je ne l'ai jamais connu mais c'était ma tante quand même. J'ai donné la moitié de mes jolies fleurs à ma soeur et nous les avons mise devant elle.
Mon grand-père s'est mit à nous raconter sa vie. Son lieu de naissance, ou elle avait grandit, tout. Je pleurais toujours. Sans pouvoir m'arrêter. Elle me manque même si je ne l'ai pas connu.
Puis il nous a raconté comment elle est partie, même si je connaissais l'histoire par coeur, ça me fait toujours de l'effet. Surtout dans ce lieu. Ma grand-mère pleurait aussi à chaudes larmes. Ma soeur comme d'habitude ne montra pas ses émotions. Mon grand-père prenait sur lui.
Au bout d'un moment qui m'a semblé trop court nous nous sommes éloignés. Je n'ai eu le temps que de poser ma main sur la pierre froide et de partir aussi.
Je voulais me rouler en boule a côté d'elle et tout lui raconter. Ma vie, mes espoirs, mes peurs, mes craintes, mes rêves, mes amours. Mais elle ne me connait même pas.
Je retournerai là-bas toute seule. J'ai besoin de lui parler et j'ai le sentiment que c'est le seul lieu où elle peut m'entendre vraiment. C'est ridicule. Elle est morte.
Elle aussi était paumé dans sa vie, elle aussi voulait être instit pour aider les autres. Je lui ressemble un peu m'a dit mon grand -père. C'est peut être pour ça que je m'en prends pleins la gueule. C'est peut être parce que j'ai le même tempérament qu'elle. Ba moi j'en suis fière.
Ma mère ne s'en est jamais remise. Elle s'est renfermée complètement sur elle même ce jour là. Je crois qu'elle a arrêté d'être elle même. Il lui manquait sa soeur. Ça se comprend.

Un jour je retournerai là-bas. Je lui parlerai. Je lui raconterai tout. Je prendrais des nouvelles.

Un jour, quand il fera beau...

Ecrit par penséeenvrac, à 16:14 dans la rubrique "on s'en fou".
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Mardi (23/07/13)
fuck the world

Ya des jours comme ça

C'est les matins ou je me dis que je devrais restée couchée. Je ne devrais pas me lever, prendre des décisions et me foutre dans la merde.
Je ne rêve que de devenir prof, habiter avec G, et vivre ma vie heureuse dans ma ville natale.
Mais non, ils en ont décidé autrement.. Pour le moment je ne pars plus, je ne réalise pas mes rêves, et je ne fais rien de tout cela...

Pour le moment je pleure sur mon sort, et j'attends de voir si je vais me pendre ou me tirer une balle...

Ecrit par penséeenvrac, à 18:18 dans la rubrique "on s'en fou".
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Mercredi (13/02/13)
La mort

La mort frappe souvent s'en prévenir...

La veille elle allait à peut prêt bien, une légère rechute, mais rien d’alarmant. On l'avait quand même appelé à l'hôpital, au cas ou.. Pis dans la nuit, le téléphone à sonné. Le genre d'appel, qui à ce genre d'heure, ne présage rien de bon. Le genre d'appel qu'on voudrait ne jamais avoir. Le genre d'appel qu'on déteste. Avec G, on a été réveillé directement. Je le sentais inquiet. J'ai tout de suite pensé à elle. J'ai essayé de le rassuré. Mais on a entendu son père se lever, prendre la voiture, et partir à 2h30 du matin. Il a fini par se rendormir, tends bien que mal. 

Et puis au réveil, sa mère nous a appelé. Il s'est isolé dans la salle de bain. Quand je l'ai entendu raccrocher, je suis allée le rejoindre. Et là, ces mots ont jailli de sa bouche "elle est morte". J'ai tout de suite compris de qui il s'agit. Il pleurait. Je n'y arrivais pas. Pourtant je la connaissais un peu, mais je n'y arrivais pas. Je l'ai emmener au lit, l'ai prit dans mes bras et je l'ai laissé pleuré dans mes bras. J'ai eu l'impression que nous sommes restés une éternité comme ça. Je ne savais pas quoi faire. Je le laissais pleurer c'est tout.  Je n'ai pas bien réaliser que je ne la verrai plus, qu'il faut parler d'elle au passé, qu'il y aura un enterrement. J'ai pas bien réaliser. G non plus. Je ne trouve pas ça juste, qu'une femme aussi extraordinaire qu'elle meure, alors qu'il y a pleins de bouseux dans le monde qui méritent à peine de vivre. Je sais que je suis horrible dans mes propos, mais c'est comme ça... 

Bref...
Ecrit par penséeenvrac, à 12:11 dans la rubrique "on s'en fou".
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